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22/02/2010

L'amer est amour

Il y a quelques mois, j'ai lu un article qui relatait une expérience sur les goûts. Je vous rappelle (de manière un peu simpliste) que notre langue peut distinguer 4 goûts : le sucré, le salé, l'aigre (le sûre en bon belge) et l'amer.

Selon cette expérience, lorsque l'on donne du sucré à un bébé, il sourit (en tous cas, il montre son contentement). Lorsqu'on lui donne du salé ou de l'aigre, il grimace, mais il avale quand même. Par contre, il recrache systémtiquement l'amer. On explique ce comportement par la persistance d'un réflexe apparu au début de l'évolution. Ce serait un processus de défense contre l'empoisonnement. En effet, la plupart des végétaux dangereux seraient amers, le réflexe de recracher cette nourriture serait alors un geste de survie.

Quel est le lien avec la cuisine moderne me direz-vous ? Hé bien, j'estime que le goût le plus subtile et le plus complexe est justement l'amer. Il se conjugue de façon très large. Contrairement aux autres goûts qui eux sont très facilement reconnaissable. Cela signifie aussi qu'en cuisine, c'est l'amertume qui peut différencier un plat ou une boisson. C'est dans l'amertume que l'on pourra trouver la complexité qui rendra un plat inoubliable.

Cela signifie aussi que l'acquisition d'un certain "bon goût" doit s'apprendre, puisque nous savons maintenant qu'apprécier l'amertume n'est pas naturel. Cela devrait nous encourager à essayer de nouveaux plats, à nous habituer à certains goûts et que contrairement à ce que certains disent ou pensent, il n'y a pas de fatalité lorsqu'on apprécie ou pas une cuisine ; nos goûts peuvent évoluer, changer.

09:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amertume

16/02/2010

Bière et champagne

Comme je vous l'ai déjà dit, ce que j'aime beaucoup dans les bières belges, c'est la diversité de l'offre. Je pense que l'on pourrait faire une étude sociologique de la population belge de ce point de vue. En effet, contrairement à d'autres pays, comme l'Allemagne, les autorités n'ont jamais réussi à imposer une liste d'ingrédients ou un savoir-faire spécifique, ce qui n'a pas bridé l'imagination de nos brasseurs. En plus, la caractéristique bien belge d'être très régionaliste a influencé les brasseurs qui ont développé des bières spécifiques à chaque région.

J'aimerais vous présenter 2 bières très spéciales dont je ne pense pas qu'elles auraient pu être brassées ailleurs qu'en Belgique. Il s'agit de la Deus et de la Malheur brut. La spécificité de ces bières est que le moût est soumis à une méthode champenoise lors de sa seconde fermentation. On a donc une bière qui pétille et mousse comme un champagne ! Gadget me direz-vous. Hé bien non. Cela apporte une plus-value à la bière. Nous nous trouvons devant un produit spécifique et surtout très subtile.

C'est la Deus qui ressemble le plus à un champagne. Quelqu'un de non averti ne pourrait deviner qu'il s'agit d'une bière. La Malheur est, à mon sens, plus complexe. La brasserie Malheur a aussi développé un stout avec cette méthode champenoise. Il est terriblement bien réussi.

Il s'agit en tous cas de produits de très belle qualité que je vous encourage à goûetr lors d'une grande occasion. Imaginez la tête de vos invités lorsque vous leur expliquez que le mousseux servis était de la bière...

http://www.bestbelgianspecialbeers.be/main_fr.html

http://www.malheur.be/index2.php?l=francais

11:15 Publié dans bières | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : deus, malheur

11/02/2010

C'est commme là-bas, dis

Ce week end, grosse envie de couscous et là, problème ! Où aller manger un bon couscous dans le borinage ?

Je connais très bien le Bosphore à La Louvière. il s'agit d'un restaurant turc qui sert un délicieux couscous. C'est le meilleur que je connaisse, le bouillon est à tomber par terre. En plus, ils servent toute une série de spécialités turques délicieuses. Je pense, entre autres, à cette viande marinée et épicée servie sur des timbales métaliques brûlantes. Enfin, le personnel est très sympathique. Un must en couscous donc.

Mais on avait un peu la flemme de se taper La Louvière. On pense alors au Minaret à Boussu. On n'a jamais essayé mais c'est un restaurant qui à une certaine réputation dans la région. On sonne, il y a encore de la place, mais dans la salle arrière nous précise le garçon. En fait, il s'agit d'une nouvelle salle qu'ils viennent d'ouvrir. Il y serviront plutôt des plats de brasserie en été, mais en attendant, cette salle leur sert d'extension au restaurant. Il faut souligner qu'il s'agit d'une très belle salle, bien plus jolie que le restaurant en lui-même, beaucoup plus classique.

Nous avons dégusté un très bon couscous accompagné de méchoui (disponible uniquement le vendredi et le samedi). La viande était très bonne, grillée comme il le fallait et très goûteuse. Nous avons aussi reçu de la merguez très bonne aussi (et pas trop grasse). Le bouillon, réussi, ne valait quand même pas celui du Bosphore. Enfin, la semoule était de bonne qualité. Donc, nous sommes rentré satisfait et repu, surtout que l'accueil était à la hauteur de la cuisine.

Enfin, comme je parle de couscous, je m'en voudrais de ne pas citer le petit restaurant, rue de la clé à Mons (près du marché aux herbes) qui sert aussi des couscous et des tajines. Ici, pas de grillades, mais de chouettes assiettes de couscous avec de la viande bouillie. Beaucoup de saveurs et d'épices (si je retrouve le nom, je modifierai mon post, c'est sur la droite lorsque l'on descend la rue de la clé, juste avant le marché aux herbes).