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28/06/2010

Un petit barbecue

Qui dit retour du beau temps, dit évidemment retour des barbecues. Ce dernier week-end a donc été consacré à la braise et à la grille, et comme on s'est un peu déchaîné, j'ai décidé de vous relater ces dernières agapes et de vous faire part des recettes réalisées.

Tout a commencé avec le dossier sur le barbecue proposé par la Fille et le Garçon du blog la cuisine à 4 mains et l'envie de tester certaines de leurs recettes. A cela s'est ajouté une visite chez Auchan en France et la découverte de homard frais et vivant à 17 € du kilo !! et de moules du bouchot.

Première étape cuisson des moules pour l'apéro. C'est un de mes amuse-bouche favoris, la cuisson de coquillages sur le barbecue. Il suffit de les mettre tels quels sur la grille au dessus de belles braises et le tour est joué. Dès que les coquillages s'ouvrent, vous pouvez les servir. Ici, c'étaient des moules, mais on peut aussi utiliser d'autres coquillages comme des amendes ou des palourdes. En cuisant sur un feu, les coquillages prennent un petit goût de fumé délicieux.

Ensuite le homard ; un bon conseil, lorsque vous devez griller un homard, que ce soit au four ou sur un feu, il est méchamment conseillé de l'ébouillanter quelques minutes avant la cuisson. De cette façon, la chair est bien meilleure. En plus, ça vous évite de devoir le couper en deux à vif, ce qui demande un certain sang-froid, ainsi que pas mal de dextérité. N'oubliez pas de poivrer votre eau de cuisson. Pour ma part, je rajoute aussi du fumet de poisson et un cube de bouillon de légumes à l'eau. J'ai ensuite découpé les homards en deux et je les ai fait griller quelques minutes sur le feu. Je les ai servi avec un beurre à l'ail et au citron vert. Un délice (le beurre était presque superflu, le homard se suffisant à lui-même à mon goût).

Comme plat, nous avion choisi de réaliser les brochettes de coeur de boeuf au chorizo et les brochettes au foie de veau et à l'oignon rouge. Nous les avons accompagnés de riz camarguais cuit à la façon pilaf et d'une riste d'aubergines. Je conseille aussi vivement l'utilisation du riz de Camargue. Il n'est pas toujours facile à trouver dans nos grandes surfaces (au contraire de la France), mais c'est une très chouette alternative au riz basmati (et je ne parle même pas des riz type Bosto...).

Les 2 brochettes étaient très réussies. Le mariage du coeur de boeuf et du chorizo fonctionnait très bien et ça change des mergez ou des côtelettes d'agneau.

on a terminé le repas par une croûte aux fraises du pâtissier de notre rue.

Bref, un repas très réussi qui pourtant n'a pas demandé trop de préparations. On s'en pourlèche encore les babines.

PS : on a aussi trouvé des ris de veau à 19€ du kg chez Auchan (c'était la semaine des bonnes affaires). On l'a flambé au jack daniel's et servi sur un petit lit de pâtes....

27/08/2009

Nippon, ni mauvais

Oui, je sais, le jeu de mot est éculé et en plus, il ne représente même pas ma pensée car j'apprécie énormément la cuisine japonaise. Mais bon, je n'avais pas trop envie de me creuser la tête pour trouver un autre titre.

Donc, comme vous l'avez compris, je vais parler un peu de cuisine japonaise. A mon sens, il s'agit d'une cuisine fantastique (pas moins, elle mérite les superlatifs). Inventive mais qui a su préserver la tradition, fine, équilibrée, savoureuse, qui permet toutes les audaces... Pour moi, la seule cuisine capable de rivaliser avec la cuisine française.

ouverture de parenthèse : je ne suis pas Français et mon but n'est pas d'encenser une cuisine ou une autre. Mais à mon avis, les bases de la cuisine telle que nous la connaissons (cuisson des viandes, des légumes, utilisation des fonds de sauce, service, ...) ont été codifiées par la cuisine française. Il s'agit donc d'une école, d'un type de cuisine. Fermeture de la parenthèse.

Revenons donc à nos moutons. La cuisine japonaise est un must. Pendant très longtemps elle est restée cantonnée sur son île, mais depuis une dizaine d'années, elle s'exporte franchement vers nos contrées et on ne peut que s'en féliciter. Cela permet aussi de se rendre compte que la cuisine asiatique ne se limite pas à des fritures ou autre poulet aigre-doux ou canard laqué (en tous cas, c'est l'image qu'on en a).

Prenons les suchis par exemple. On atteint des sommets pour ce qui est de la simplicité, du dépouillement et pourtant de la richesse, de l'harmonie. Tout ce qui est superflu est éliminé, ne reste que la quintessence des goûts.

Les cuissons des aliments sont vives et rapides, cela permet de préserver les goûts, les saveurs et les éléments nutritifs. Oui, car j'avais oublié de le dire, la cuisine japonaise est particulièrement saine (des scientifiques étudient d'ailleurs activement le régime dit d'Okinawa).

et là, vient maintenant mon coup de gueule. Ho, pas un gros coup de gueule, mais quand même... En effet, si maintenant, il est très facile de trouver un resto japonais abordable et convenable à Bruxelles par exemple, ça devient beaucoup plus compliqué en-dehors de la capitale.

Soit, on se retrouve à des restaurateurs chinois qui proposent quelques erszat de suchis, soit on tombe sur une chaîne de resto au noms de villes japonaises qui propose une cuisine sur plaque chauffante devant les convives. Si la nourriture est honnête (je ne parle pas des suchis cependant), les prix sont pour le moins surfait.

Alors, je demande à quand des suchis -bar en-dehors de Bruxelles, à quand une cuisine japonaise abordable....