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06/10/2010

Mon repas au Karmeliet

Comme promis dans le post précédent, voici le détail de notre repas au karmeliet (avec les photos, !!).

Donc, nous avons été reçus au salon avec quelques mises en bouche. 02102010053.jpgUn cannelloni de filet d'Anvers farci de tartare de boeuf avec une rondelle de truffe, un morceau de saumon juste saisi sur une crème de champignons des bois, un tartare de tomate avec moules du bouchots et espuma de fromage (je ne sais plus lequel), biscuit, tête pressée et gâteau aux olives. Tout était délicieux, mention spéciale pour le cannelloni et le tartare de tomate. Nous avons pris une coupe de champagne comme apéritif.

C'est à ce moment là que le sommelier est arrivé avec son "bottin"... Évidemment, la cave à vin d'un tel restaurateur ferait pleurer de joie n'importe quel amateur de vins (il pleurera peut-être aussi de tristesse en voyant les prix...). Nous avons choisi, sur les conseils avisés du sommelier, un vinho verde portugais et un marsellan brésilien. Le vinho verde était très bien, le marsellan un peu plus décevant.

Ensuite, nous sommes passés à table et avons débuté notre repas avec la lisette marinée, huître Colchester, jus clair de tomates, radis en aigre doux et algues. Je n'ai hélas pas de photo de ce plat fabuleux (il faut croire que nous étions trop impatient de le déguster). La lisette est du jeune maquereau. C'était sublime, une nuance dans les goûts, une longueur, ... C'était assez japonisant, une sorte de soupe miso avec quelques algues fondantes. Un régal.

Nous n'avons pas non plus été déçu de la seconde entrée, le pavé de flétan, chou-fleur à brun et à blanc, crevettes grises de Zeebruges, jus à l'estragon. 02102010054.jpgEncore un coup de maître. Le flétan était d'un goûteux à se damner, quant aux variations autour du chou-fleur, c'était très impressionnant. Le chou cuit à brun était légèrement caramélisé, juste pour soutenir le goût du chou-fleur. Celui à blanc était entouré d'une très fine tranche d'omelette.

Vint alors, la langoustine "Royale" et ventrêche de porc "Duke of Berkshire" laqué, pommes vertes. Le porc était laqué et fondant, la langoustine, recouverte de coco et de curry était cuite à la perfection. Les pommes étaient joliment acidulée. Il s'agit encore une fois d'une entrée de haut vol. Mais elle n'atteignait pas le niveau des 2 précédentes. la langoustine au coco était plus "commune".02102010055.jpg

Nous avons terminé les entrées par la noix de St Jacques rôties, jus et cromesquis de lapin, poireau et pruneaux d'Agen. Le cromesquis de lapin est une sorte de raviole de lapin façonnée avec une pâte brisée. Le jus accompagné de ses pruneaux était parfait. La st jacques était cuite à la perfection. J'ai regretté la taille du poireau que j'ai trouvé trop envahissant. 02102010056.jpgCette entrée était donc aussi légèrement en-deça des 2 premières entrées (attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit, ça reste de la cuisine de haut vol, spécialement pour le jus).

Le plat principal était une noisette de chevreuil en croûte de poivre noir, sauce poivrade, garniture forestière et chiconettes, un pâté chaud. Je dois dire que nous étions impatient de découvrir ce qu'était ce pâté chaud, nous n'avons pas été déçu. Voilà le genre de plat qui démontre la maîtrise du chef. J'ai commencé par goûter la sauce poivrade que j'ai trouvée un peu fade. Je suis ensuite passé au chevreuil et au pâté chaud (un pâté de cuisse de chevreuil), et c'est la que la magie a opéré. Toutes les saveurs se sont assemblées comme par enchantement. Ce que j'avais pris pour de la fadeur faisait partie d'un équilibre. 02102010059.jpgRien n'était inutile, l'équilbre était parfait. Très impressionnant.

Enfin, nous avons terminé par un chariot de fromages et les desserts. Le choix de fromages était conséquent et tous de qualité. Pour ce qui est des desserts, on se rend compte qu'il ne s'agit pas du point fort du chef. Nous avons d'abord reçu une brochette de figues cuites au vin, glace et espuma et ensuite glace à la poire accompagnée d'une mousse/coulis au chocolat chaud. C'était très bon, mais je n'ai pas retrouvé l'originalité et la force des plats précédents.

En conclusion, nous pouvons dire que nous n'avons pas été déçu. Le menu était à la hauteur de nos espérances. Je crois que toutes personnes qui s'intéresse à la gastronomie doit parfois vivre de telles aventures. On comprend alors la différence qu'il peut y avoir entre de très bons chefs et certains qui volent au-dessus du lot.

Le chef est passé en salle à la fin du repas. On aurait dit un petit homme timide, un peu gêné d'être là pour recevoir nos félicitations. Pas vraiment l'image que l'on se fait d'un grand chef.

04/10/2010

Quand on s'approche de la perfection

Sonnez hautbois, résonnez musettes... Voilà, c'est fait, j'ai mangé dans un restaurant 3 étoiles. Ca manquait, c'est accompli.

Comme je vous le disais précédemment, nous avons réservé une table au Karmeliet à Bruges. Son Chef, Geert Van Hecke est le seul chef avec Pieter Goosens à avoir 3 étoiles en Belgique.

Alors, pour vous narrer cette aventure, je vous propose 2 épisodes (peut-être même 3). Dans un premier temps, je citerai le menu (juste pour vous donner envie) et je vous donnerai mes premières impressions. Je reviendrai plus tard avec un post qui détaille le menu avec des photos (et oui, des photos, je sais que ce n'est pas habituel sur ce blog, mais l'occasion valait la peine).

Voici donc le menu. Evidemment, comme ce n'est pas fréquent de se rendre dans ce genre de resto, nous avons pris le Grrrand menu, n'est-ce pas, le fameux Brugge Die Scone :

  • Lisette marinée, huître Colchester, jus clair de tomates, radis en aigre doux et algues
  • Pavé de flétan, chou-fleur à brun et à blanc, crevettes grises de Zeebruges, jus à l'estragon
  • Langoustine "royale" et ventrêche de porc "Duke of Berkshire" laqué, pommes vertes
  • Noix de Sain Jacques rôties, jus et cromesquis de lapin, poireau et pruneaux d'Agen
  • Noisette de Chevreuil en croûte de poivre noir, sauce poivrade, garniture forestière et chiconettes, un pâté chaud
  • Le chariot de fromages fermiers, les fruits confits en croûte de pain
  • les douceurs autour de fruits et chocolats

Rien que le menu, c'est tout une aventure n'est-ce pas. Et encore, je n'ai pas cité les mises en bouche et les mignardises.

Bien, nous avons été épaté par certains plats, des nuances, de l'équilibre, des associations, des saveurs, ... Vraiment, c'est très impressionnant. Nous avons aussi beaucoup aimé l'accueil, très sympathique et professionnel, pas hautain ou obséquieux. Nous avons aussi été content de pouvoir serrer la main du chef en personne à la fin du repas.

Nous avons un peu regretté le nombre de couverts. Il y avait de la place entre les tables, mais on aurait préféré une ambiance un peu plus intimiste.

Enfin, nous n'avons toujours pas tranché si l'aventure valait le coup en terme de prix. Car évidemment, c'est pas donné. D'un autre côté, on frôle parfois la perfection.

Voilà le début de la réflexion et je vous laisse méditer ces quelques informations. Je m'attelle dès que possible à la rédaction d'une critique détaillée des plats.

08/09/2010

Entrée dans les Ordres

Ca y est, c'est fait ! J'ai réservé une table au Karmeliet à Bruges pour le mois d'octobre. Mais oui, le Karmeliet, l'un des "3 étoiles" de Belgique. Celui tenu par Geert Vanhecke, qui, selon lui, a trop de travail dans sa cuisine pour aller faire des émissions télé, comme un autre chef (un certain Pieter G....).

Je m'en lèche déjà les babines.

14:02 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruges, karmeliet